RÈGLE DE FAUST Nº 5 : Jamais tu n’omettras l’in country review !

octobre 26th, 2020 by Christian Faust - Posted in Français

L’ICR (pour In Country Review) est une révision de la traduction par un locuteur natif qui vit dans la région du groupe cible. Dans la plupart des cas, cette révision sera effectuée par le directeur des ventes ou du marketing de la succursale du pays de destination, qui connaissent parfaitement le produit, les services et la stratégie sur le marché cible.

Le feedback transmis au traducteur suite à l’ICR améliore la collaboration, augmente considérablement la qualité et évite les corrections laborieuses.

Comment ça marche ?

Prenons pour exemple le cas d’une société mère française. Le processus se déroule généralement comme suit :

  • Le service de marketing confie à une agence la traduction d’un texte destiné à un pays de distribution.
  • Le traducteur technique accomplit sa tâche en se basant sur son expertise, sur les différentes ressources fournies par l’agence et le client (mémoire de traduction, glossaire, matériel de référence), et en utilisant les informations disponibles sur internet.
  • Le correcteur vérifie la traduction avant la livraison, toujours en se basant sur le matériel et les informations disponibles.
  • Le service de marketing envoie la traduction à la personne responsable de la révision dans la succursale étrangère.

Feedback

À ce stade, selon notre expérience, on reçoit généralement 4 types de commentaires :

  1. Aucun commentaire
  2. « On remarque que c’est une traduction ! »
  3. « Plein d’erreurs. Inutilisable. »
  4. « C’est parfait, merci ! »

Analyse

A priori, la première option semble plus facile à accepter que la deuxième ou la troisième. Personne n’aime les commentaires négatifs… Pourtant, comme il n’y a aucun moyen d’évaluer le service accompli par le traducteur, on ne peut faire que des suppositions : « Je me demande si tout était correct. » On l’espère…

Bien sûr, les traducteurs sont toujours heureux de recevoir des éloges, ou même une reconnaissance de leur travail avec des suggestions d’amélioration. Par exemple, les dénominations propres à l’entreprise ou les préférences en termes de vocabulaire, dont ils n’ont pas forcément connaissance au départ. Dans le cas des clients qui utilisent l’ICR, on reçoit généralement des commentaires comme le quatrième. Jusqu’ici, tout va bien.

Traduction incorrecte ou inutilisable

En revanche, les points 2 et 3 – dont nous allons parler maintenant – sont des obstacles sur le chemin vers le point 4. On peut les ignorer, et trébucher dessus toujours et encore, ou on peut les éliminer une bonne fois pour toutes et bénéficier de la perspective d’un avenir meilleur !

Malgré de longues années de présence internationale, de nombreuses entreprises omettent souvent de tenir compte des différences de cultures et de sensibilité, et de leur impact sur la communication dans le marché cible.

Les traductions effectuées par des traducteurs spécialisés et confirmés sont rarement inutilisables ou incorrectes. Au contraire, elles correspondent souvent exactement au texte source soumis par l’entreprise française. Les ajustements à la culture, aux coutumes et aux préférences des groupes cibles dans le pays de destination sont ignorés (parce qu’ils ne sont pas recherchés). On entend souvent des propos tels que : « Non, nous décidons ici, en France, de manière centralisée. »

Il est rare que la succursale à l’étranger soit satisfaite, car elle utilise probablement

  • une terminologie spécifique,
  • une approche spécifique du client,
  • son propre matériel de marketing et de communication.

Et (espérons-le) elle souhaite maintenir ces spécificités. Sans collaboration, toutes ces informations échappent au contrôle du traducteur.

Quelle pagaille !

Nous nous souvenons tous du jeu du « téléphone arabe » et des effets d’une chaîne de communication qui implique de nombreux intervenants : le message original devient absolument incompréhensible. Chaque commentaire de la succursale étrangère passe par plusieurs services. Les questions vont dans un sens, puis dans l’autre. Et malgré tous ces efforts, rien n’avance vraiment. La communication est un fiasco…

En plus de cela, pour la personne chargée de l’examen et de la révision dans le pays cible, le travail de correction est perçu comme un effort démesuré et une tâche ingrate, car il s’ajoute à sa charge de travail habituelle. (« Je dois encore corriger ces traductions nulles ! »). Comme si ça ne suffisait pas, ces lecteurs « de test » ne parlent souvent pas français, c’est-à-dire qu’ils ne comprennent pas le texte source rédigé en français.

Tout ceci donne lieu à des griffonnages et des annotations dans des fichiers PDF, qui sont ensuite renvoyés au service de marketing français, qui ne comprend rien, mais est épouvanté par la quantité de corrections… Ce qui est fou à ce stade, c’est qu’on n’a même pas fait un pas de plus !

Mais alors, comment faire ? Le processus rapide (et efficace) !

On peut affirmer avec certitude que le lecteur de test de la succursale étrangère (par exemple le responsable du marketing) est considéré comme un expert sur son marché. Son expertise est tout aussi importante pour la réussite du projet de traduction que celle du traducteur.

Mais l’absence de communication directe entre les deux complique les choses et ne permet pas d’exploiter ce potentiel.
À quoi pourrait ressembler la solution optimale ?

  • Le traducteur et le réviseur travaillent comme auparavant.
  • La terminologie technique est conservée dans le glossaire spécifique au client (voir la règle de Faust nº 2).
  • Le lecteur de test chargé de la correction est intégré directement dans l’environnement de traduction et peut facilement consulter, confirmer, commenter, poser des questions sur les traductions ou y répondre, tout cela par l’intermédiaire de son navigateur web.

Avantages :

  • Implication directe du marché cible par le biais de l’ICR
  • Pas d’échanges infinis de courriers électroniques
  • Le lecteur de test peut travailler quand et où il le souhaite
  • Les questions sont clarifiées directement et définitivement entre les personnes compétentes
  • Les difficultés de compréhension sont éliminées des deux côtés
  • La traduction est parfaite à la livraison !
  • Les erreurs/divergences ne se reproduiront plus à l’avenir !

Pas de corrections, pas d’erreurs = pas de coûts supplémentaires

Heureusement, ce processus est déjà une réalité aujourd’hui. Plus d’e-mails, finis les innombrables PDF, on arrête le « téléphone arabe » et autres jeux : adieu aux méthodes archaïques !

L’ICR est désormais rapide et facile, et permet d’obtenir sans effort des traductions d’une qualité jusqu’ici inégalée, utilisables sur les marchés internationaux.

🔴 Les révisions de test dans le pays cible, auparavant compliquées et fastidieuses, sont désormais intégrées en temps réel au processus de traduction. Alors, profitez-en et atteignez vos objectifs sans complications ni coûts supplémentaires !

La règle d’or nº 5 – « Jamais tu n’omettras l’ICR » – est une invitation à utiliser les ressources technologiques pour optimiser le processus de traduction aux fins prévues et éviter les corrections. 

Les incontournables règles de Faust vous seront révélées chaque semaine dans notre blog !

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