QU’ENTENDONS-NOUS PAR … ?

janvier 7th, 2019 by Christian Faust - Posted in Français

Les acronymes et abréviations dans le secteur de la traduction viennent principalement de l’anglais et ne sont pas immédiatement compréhensibles. Ici, nous t’expliquons quelques acronymes et abréviations couramment utilisées.

TM (Translation Memory)

Toutes les unités traduites sont stockées dans la mémoire de traduction.
Les outils de TAO subdivisent le texte source en segments. Il s’agit généralement d’une phrase grammaticale. Le segment traduit est stocké dans une base de données et peut être utilisé pour les traductions suivantes.  Une mémoire bien gérée peut mener à des économies significatives, tant en termes de temps que de coûts.

MATCH (correspondance)

Les « matches » sont utilisés pour indiquer le degré de concordance d’un segment dans la mémoire avec un nouveau segment.
Les outils de TAO facilitent le travail des traducteurs en associant de nouveaux textes avec des traductions existantes dans la TM. Les segments qui correspondent exactement sont appelés « 100 %-matches ». Il y a aussi les « 101 %-matches » (si le segment précédent ou suivant dans le texte est également identique) et les « 102 %-matches » (si les segments précédent et suivant correspondent exactement à une traduction antérieure), qui indiquent le degré de concordance contextuelle. Les « matches » inférieurs (par ex. 78 %) signalent quant à eux le degré d’écart entre la traduction enregistrée et le nouveau texte source. Nous ne facturons pas les « matches » égaux ou supérieurs à 100 %.

RÉPÉTITION

Segments qui se répètent dans un fichier/projet.
Les répétitions sont utilisées pour désigner les répétitions exactes d’un segment de texte dans un fichier, ainsi que dans le cadre de projets à fichiers multiples. Les outils de TAO peuvent détecter les répétitions et les prendre en compte au cours de l’analyse. Étant donné que les répétitions ne doivent être traduites qu’une seule fois, elles permettent d’éventuels avantages financiers lorsque des textes sont créés au moyen de blocs de texte identiques. Nous ne facturons pas non plus les répétitions.

ALIGNEMENT

Création d’une TM à partir de traductions existantes.
Si les traductions existent déjà sous forme numérique (texte source et texte cible) et doivent être utilisées pour de futurs projets de traduction, elles peuvent être intégrées à la TM en utilisant la fonction d’alignement. Le texte source et le texte cible sont juxtaposés afin que les segments en question puissent être associés, relus et sauvegardés. Ainsi, les traductions antérieures sont immédiatement disponibles pour de nouveaux projets et peuvent être réutilisées à faible coût (voir MATCH).

TB (Termbase)

Base terminologique spécifique.
Outre les TM, les outils de TAO gèrent une TB contenant les termes spécialisés pertinents et spécifiques au client. Une bonne terminologie joue un rôle clé dans la réussite d’un projet de traduction. Dans le secteur de la traduction, près de la moitié de tous les travaux postérieurs de retouche et finition sont dus à une terminologie incorrecte ou à des incohérences – et ce, avec des conséquences en termes de coûts et de délai de livraison. En utilisant SmartCAT pour notre gestion terminologique, nous recourons à une technologie de pointe. Nous prenons en charge la terminologie existante des clients, la gérons, alimentons continuellement la TB et donnons au client un accès immédiat à sa terminologie dans notre système.

QA-Tools (assurance qualité)

Outils intégrés pour assurer la qualité de la traduction.
Les outils d’AQ offrent un large éventail de possibilités de contrôle des traductions pour vérifier qu’il n’y a pas d’erreur. Le traducteur est déjà informé des éventuelles insuffisances en travaillant. Aujourd’hui, les fonctions vont bien au-delà d’une vérification orthographique et, en plus des règles grammaticales, ils prennent en compte dans la langue cible les nombres et formats numériques, les formats de date, la ponctuation, la mise en forme, les termes interdits, les marques, le nombre de caractères dans le segment et bien plus encore.

Nous recourons à lexiQA, l’un des outils les plus modernes d’AQ, pour offrir une garantie supplémentaire en matière de qualité. Un rapport détaillé peut être fourni par le gestionnaire de projets afin de s’assurer que la traduction ne contient pas de défauts définis.

ANALYSE (sur la base de TAO)

Pendant l’analyse, le gestionnaire de projet compare le texte à traduire avec le stock de traductions.
Les outils de TAO sauvegardent les segments traduits dans une base de données afin qu’ils puissent être réutilisés pour d’autres traductions. L’analyse détermine la quantité d’unités de traduction déjà existantes et le nombre de répétitions dans le fichier. Elle constitue ainsi la base de l’offre et de la facturation de la nouvelle traduction. En créant intelligemment les documents sources, des économies significatives peuvent être réalisées en termes de délais de livraison et de coûts.
Nous ne facturons ni les répétitions ni les « matches » égaux ou supérieurs à 100 %.

CONTEXTE (cohérence)

Lorsque vous travaillez avec des outils de TAO, le contexte joue un rôle important. Les « matches » sont utilisés pour indiquer le degré de concordance d’un segment dans la mémoire avec un nouveau segment.
Les outils de TAO manquent toutefois de « discernement ». S’ils enregistrent les traductions correspondantes entre un segment dans la langue source et un segment dans la langue cible, ils ne perçoivent cependant pas le contexte et la relation de sens dans lesquels se trouve la phrase. À de plus hauts niveaux, cette difficulté peut être résolue en vérifiant si un segment précédent ou suivant dans le texte est également identique (101 %-matches), voire les deux (102 %-matches).

TERMINOLOGIE

Terminologie spécifique à un secteur ou à un client.
On ne soulignera jamais assez l’importance d’une terminologie cohérente et uniforme. Près de la moitié de tous les défauts de traductionet du temps nécessaire à un travail postérieur de finition résulte d’une terminologie incorrecte ou incohérente. Il s’agit des termes spécialisés devant être utilisés dans le cadre d’un projet de traduction. La base de toute traduction est un glossaire – soit déjà à la disposition du client, soit créé par le traducteur et convenu ensuite avec le client. Aujourd’hui, il est relativement facile de mettre cela en place via des workflows collaboratifs (voir ci-dessous), et ce, sans grand investissement en temps. L’effort initial (certes quelque peu pénible) porte rapidement ses fruits, dans la mesure où les sources d’erreur sont réduites, où aucune autre demande de précision ou question n’est désormais nécessaire et où la qualité des traductions atteint un niveau optimal.

WORKFLOWS COLLABORATIFS

Collaboration dans le cloud dans l’environnement de traduction.
Les développements technologiques récents ont entraîné des changements durables dans la manière de collaborer. Les tâches qui ont été effectuées successivement par le passé ou qui nécessitent une communication complexe sont désormais intégrées et se recoupent.
Dans notre environnement de traduction SmartCAT, toutes les personnes impliquées dans le projet de traduction (traducteurs, relecteurs, gestionnaires de projets, terminologues, …) ont simultanément accès à toutes les ressources (TM, TB, dictionnaires, …) et communiquent dans cet environnement – en temps réel.
Les collaborateurs de client peuvent être facilement intégrés. Ceci permet d’économiser du temps, d’améliorer la qualité et de faire de la collaboration un processus flexible et agréable.

ICR (In Country Review)

Révision de la traduction par un locuteur natif vivant dans la région du groupe cible.
Il s’agit souvent du directeur des ventes ou du marketing de la filiale à l’étranger de la société, qui a une connaissance parfaite du produit, des prestations de service et de la communication dans le marché cible. Le feed-back ICR au traducteur permet d’améliorer la collaboration, d’augmenter la qualité à moyen terme et d’éviter les fastidieux travaux de retouche et de finition.

QUERY

Terme désignant une question dans le cadre du projet de traduction.
En fonction de la qualité du texte, du degré de spécialisation du thème ou du but visé, des questions peuvent surgir lors du processus de traduction. Des projets de traduction complexes, dans le cadre desquels de nombreux fichiers doivent être traduits en plusieurs langues, nécessitent une gestion des requêtes élaborée, permettant au gestionnaire de projet de contrôler le flux d’informations. La gestion des requêtes est étroitement liée à la gestion de la terminologie et des mémoires, mais joue également un rôle important dans l’assurance de la qualité.

CAT (Computer Assisted Translation)

Traduction assistée par ordinateur (TAO), autrement dit la traduction effectuée à l’aide de programmes informatiques.
Contrairement à la MT, ces programmes ne traduisent pas eux-mêmes, mais viennent en aide aux traducteurs au moyen d’unités de traduction enregistrées (mémoires de traduction) et de bases de données terminologiques. Grâce aux outils de TAO, la qualité, les délais de livraison et les coûts sont optimisés.

MT (Machine Translation)

Traduction automatique.
Dans ce processus, un texte rédigé dans une langue naturelle est traduit dans une autre langue naturelle par un logiciel informatique. Étant donné que la traduction mot à mot ne fournit pas un résultat compréhensible, des règles complexes sont développées. Dans le cas de textes hautement standardisés (selon la combinaison linguistique), des résultats intéressants sont désormais atteints. Un travail de finition par un traducteur humain reste nécessaire dans tous les cas.

ML (Machine Learning)

Apprentissage automatique.
La combinaison de la MT avec le ML auto-adaptable permet un nouveau paradigme. De tels systèmes sont capables d’apprendre de l’expérience, de l’intelligence et de la connaissance de leurs utilisateurs humains, mais aussi d’accroître la productivité, d’émettre des suggestions et d’augmenter la précision au fil du temps. La société californienne Lilt, start-up de l’Université de Stanford et partenaire de FaustTranslations.com, travaille sur cette nouvelle technologie qui conduira au développement futur du secteur de la traduction.

STYLE GUIDE

Code typographique qui décrit comment construire une traduction.
Le guide de style assure la cohérence entre les textes et permet ainsi la création ou la sauvegarde de l’identité d’entreprise. Les expressions et représentations sont normalisées.

Le guide de style peut notamment spécifier les règles de grammaire, les polices et les tailles, le format des légendes, etc. à appliquer. Certains guides de style comprennent plus de 100 pages d’instructions et d’exemples (par ex. Microsoft). Dans la pratique, un volume bien plus faible suffit.

BACK TRANSLATION (BT)

Retraduction dans la langue source.
La traduction inverse constitue une étape supplémentaire dans le contrôle de la qualité d’une traduction : un traducteur indépendant, qui ne connaît pas le texte original, effectue une nouvelle traduction dans la langue source. Une comparaison des deux textes montre s’il peut y avoir des problèmes de compréhension ou de traduction dans la traduction initiale, qui doit être corrigée.
Étant donné qu’il s’agit d’une étape d’assurance de la qualitéélaborée (et donc coûteuse), ce type d’application de contrôle de la qualité est principalement mis en œuvre dans le cadre de contenus sensibles (par ex. pharmacologie, technologie aéronautique) et dans des contextes de marketing interculturels.

CLOUD COMPUTING (informatique en nuage)

Utilisation des ressources virtuelles sur la base d’Internet.
Il s’agit essentiellement d’un changement technique de l’endroit où les données sont traitées et stockées. Ces processus ne se produisent plus au niveau de l’ordinateur local, mais bien sur des serveurs de données distants qui sont connectés à Internet. Les technologies modernes sont si avancées qu’aucun décalage temporel ne peut être détecté.
Les avantages évidents sont que vous pouvez exploiter des ressources riches, la puissance de calcul la plus élevée, ainsi que la mise en réseau avec d’autres utilisateurs, permettant ainsi des workflows collaboratifs.
Les inquiétudes fréquemment soulevées quant à la sécurité des données peuvent être écartées, car nos données sont en sécurité, tout comme les données qui se trouvent sur des serveurs locaux ou en nuage auprès des autorités, compagnies d’assurance, banques, sociétés de cartes de crédit, e-shops, etc.

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